-Je...pendant ces deux semaines...enfin en fait je viens de rentrer de...Bulgarie, finit-elle par dire.
-De Bulgarie, et alors ? Demanda-t-il sans comprendre pourquoi elle faisait un tel cinéma.
-Ron...en Bulgarie, chez...Viktor...Krum, dit elle très vite et d'une toute petite voix.
-VIKTOR KRUM, explosa Ron. TU AS PASSE DEUX SEMAINES CHEZ VIKTOR KRUM ? dit-il en criant de plus en plus fort.
-Je...oui et alors ?dit-elle calmement pour essayer de faire face à la colère de Ron.
-AH OUI JE VOIS, 2 SEMAINES A JOUER AUX ECHEC AVEC SON PETIT VICKY D'AMOUR ! ET VOUS AVEZ SURMENT DORMI DANS LA MÊME CHAMBRE OU QUI SAIT DANS LE MÊME LIT PEUT-ÊTRE ! Continua-t-il. C'ETAIT QUOI CA METHODE POUR TE FAIRE PROGRESSER AU ECHECS HEIN ? UN BISOU A CHAQUE PARTIE QUE TU GAGNAIS OU ALORS A CHAQUE FOIS QUE TU DEPLACAIS UN PION ET TU...
-LA FERME RON !hurla-elle en fondant en larme. Mais qu'est-ce que je...t'ais fait moi...je...fais ce que...je veux et...Viktor...oh et puis je n'ai rien à te dire ! Elle courut se réfugier dans la chambre de Ginny et ferma la porte à clefs. Ron resta dans sa chambre, furieux et rouge de colère. Un hibou vint toquer à la fenêtre, il se leva et ouvrit violemment la fenêtre. Hedwige entra et lui tendit une lettre qui était attachée à sa patte.
-Hum Hedwige c'est toi ! Dit-il d'un ton morne.
Il prit la lettre et commença à lire :
Ron, nous avons un problème, ils ont fermés la seule voie d'autoroute qui permettait de rentrer chez nous. Le tunnel a brûlé et je suspecte Voldemort. Il y a beaucoup de victimes moldues et ce n'est pas la première affaire louche dans laquelle le Seigneur des Ténèbres serait impliqué. Nous n'avons aucun moyen de rentrer avant qu'ils ne rouvrent le tunnel. J'ai téléphoné au service des transports moldus et ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient le rouvrir au moins avant demain matin. Débrouille-toi pour faire à manger. Je pense qu'Hermione est déjà là. Soyez prudents et fermez la porte à clefs si possible à l'aide d'un sort. Nous dormons chez Harry et on espère pouvoir reprendre la route demain matin. Bonne nuit.
Bisous Arthur Weasley
Ron paniqua. Qu'allait-il faire ? Hermione pleurait toutes les larmes de son corps dans la chambre de sa s½ur et il allait devoir cohabiter avec elle jusqu'au lendemain sans l'aide de personne pour la consoler. Il fallait soit y aller maintenant, soit attendre qu'elle arrête de pleurer toute seule, ce qui risquait de prendre au moins une semaine. Il se décida et se dirigea vers la chambre de Ginny, il prit une grande inspiration et soupira en l'entendant pleurer puis il entra enfin. Il la vit sur un canapé, enroulée dans une couverture, elle avait les yeux rouges et gonflés. Ron s'en voulait terriblement, avoir fait pleurer un être si fragile et si important à ses yeux. Quand elle le vit entrer elle s'arrêta de pleurer.
-Pars d'ici ! Je ne veux plus te voir, dit-elle d'une voix brisée par le chagrin.
Ron ne savait pas quoi faire, comment consoler une fille ?
-Hermione excuse moi, je...
-Je ne veux pas de tes excuses ! Tu me détestes et je le sais. Je ne veux plus te voir, plus te parler, JE TE HAIS RON, PARS D'ICI ! Tu m'as vraiment fais beaucoup de peine, tu m'avais promis qu'on ne se disputerait pas.
Il s'approcha d'elle.
-Mais je suis désolé...dit-il en baissant la tête, honteux. Je me suis emporté...excuse moi. Il faudra bien que tu me pardonne puisque Harry, ma soeur et mon père ne rentreront pas avant demain matin.
-Quoi ? Comment ça ? Il lui expliqua tout.
-Je...te laisse une dernière chance Ron, dit-elle à contrecoeur.
-Ami ? Dit Ron.
-Ami ! Répondis-elle et ils se serrèrent la main.
-Merci beaucoup Hermione !
Après un bon moment elle rompit le silence qui s'était installé:
-Bon si on profitait du beau temps ? Tu sais faire du vélo ?demanda-t-elle avec enthousiasme.
-Du quoi ? Répondis-il.
-Du vélo...un engin à deux roues avec des pédales.
-Un sorcier-roule tu veux dire ?
-Peut-être mais on dit des vélos.
-Eh bien il y en a un qui est a Percy mais je n'ai jamais osé monter dessus et personne n'a jamais su comment en faire.
-C'est pas difficile répondit-elle. Moi j'ai pris le miens je peux t'apprendre si tu veux.
-D'accord je veux bien.